Démarche RSE : définition, enjeux et mise en place en entreprise

Découvrez comment structurer une démarche RSE efficace : Étapes clés, enjeux, avantages et exemples concrets pour engager durablement votre entreprise.
Photo de Faustine Simon
Faustine.S
21.01.2026
Un homme scanne des cartons dans un entrepôt
Icone de bulle orange

La démarche RSE permet aux entreprises d’intégrer les enjeux sociaux, sociétaux, environnementaux et économiques dans leurs activités.

Elle renforce la performance durable, l’image de marque, la relation avec les parties prenantes (salariés, employés, clients, territoires, fournisseurs).

La France s'est dotée progressivement d'un cadre législatif et réglementaire pour encourager les entreprises à se pencher sur le sujet.

Le mécénat d’entreprise continue de progresser en France : 172 000 entreprises mécènes pour 2,93 Md€ de dons en 2023.

Les entreprises à mission représentent désormais un million de salariés, ce qui illustre la dynamique autour des modèles d’entreprise engagés.

Elle s’appuie sur une politique structurée :

  • diagnostic
  • plan d'actions
  • formation des équipes
  • reporting
  • gestion des ressources et pilotage

Les projets RSE incluent : réduction énergétique, économie circulaire, valorisation des déchets, redistribution des invendus, inclusion sociale, achats responsables…

Qu’est-ce qu’une démarche RSE ?

Définition

La démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) désigne l’ensemble des politiques, actions, outils et projets qu’une entreprise met en place pour intégrer les enjeux du développement durable dans son fonctionnement.

Elle vise à améliorer la gestion des ressources, réduire l’impact environnemental, protéger les droits humains, renforcer la cohésion interne entre les hommes et les femmes, et contribuer positivement à la société et au monde économique.

La RSE consiste à piloter une entreprise autrement, en tenant compte de toutes les parties prenantes :

  • salariés et employés,
  • clients et consommateurs,
  • fournisseurs et partenaires,
  • associations,
    collectivités territoriales,
  • société civile.

Les piliers de la RSE

Une démarche RSE repose sur trois dimensions essentielles :

1. Environnement

  • gestion de l’énergie,
  • réduction et valorisation des déchets,
  • lutte contre le gaspillage,
  • économie circulaire,
  • achats responsables,
  • préservation des ressources naturelles.

2. Social

  • droits des salariés,
    qualité de vie au travail,
  • sécurité,
  • inclusion, diversité, égalité hommes-femmes,
  • formations et montée en compétences de l'équipe,
    engagement interne.

3. Gouvernance & Économie

  • transparence,
  • éthique,
  • lutte contre la corruption,
  • dialogue avec les parties prenantes,
    contribution au territoire,
  • cohérence des politiques internes.

Le cadre réglementaire pour les entreprises

Certaines entreprises ont l’obligation légale de structurer leur politique RSE. Différentes lois sont:

  • 2001 – Loi NRE : première obligation de reporting extra-financier en France.
  • 2010 – Publication de la norme ISO 26000.
  • 2017 – Loi sur le devoir de vigilance.
  • 2019 – Loi Pacte : raison d’être & entreprise à mission.
  • 2022 – CSRD : nouveau standard européen de reporting extra-financier.

Il existe également des réglementations sectorielles (industrie, déchets, transport, distribution…) qui s’attaquent à des volets spécifiques de la RSE.

C’est le cas de la Loi AGEC (Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) qui vise à accélérer le changement de modèle de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources.

La conformité à ces règles est essentielle pour maintenir une image solide, renforcer la confiance et éviter les sanctions.

Pourquoi mettre en place une démarche RSE ?

Réduire ses coûts opérationnels

Une démarche RSE permet à l’entreprise de :

  • réduire les consommations énergétiques,
  • optimiser la gestion des ressources,
  • diminuer les déchets,
  • valoriser les invendus plutôt que les détruire,
  • réduire les coûts logistiques et de traitement.

Les entreprises constatent souvent un ROI dès la première année grâce à ces actions.

Améliorer l’image de marque de l’entreprise

Une politique RSE solide renforce l'image :

  • auprès des clients,
  • auprès des investisseurs,
  • auprès des partenaires,
  • auprès des salariés.

Elle permet de promouvoir les valeurs responsables de l’entreprise et d’améliorer la communication interne et externe.

Selon le baromètre 2025 de Carenews et du Groupe AEF, 44 % des salariés attendent une réduction de l’impact environnemental de leur entreprise.

Cartographier les risques de l’entreprise

Une démarche RSE permet de prévenir :

  • les risques environnementaux,
  • les risques réputationnels,
  • les risques réglementaires,
  • les risques liés aux fournisseurs.

Exemple : la gestion responsable des invendus permet d’éviter la destruction illégale (sanctionnée par la loi AGEC) et d’assurer une traçabilité complète. 

Améliorer sa marque employeur

Les salariés recherchent aujourd’hui :

  • du sens,
  • de l’engagement,
  • de la cohérence,
  • un environnement de travail durable.

Une entreprise responsable attire, fidélise et motive davantage les équipes.

Améliorer la performance globale de l’entreprise

Une organisation engagée est :

  • plus résiliente
  • mieux structurée
  • plus innovante
  • plus compétitive

La RSE favorise une vision long terme, bénéfique pour la société et pour la stratégie de l’entreprise.

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Comment construire une démarche RSE en entreprise ?

Diagnostic initial / Analyse de maturité

Cette première étape consiste à analyser :

  • les impacts environnementaux,
  • les ressources utilisées,
  • les politiques existantes,
  • les attentes des salariés,
  • les risques et opportunités.

C’est le fondement de toute stratégie.

Définition d’objectifs mesurables (KPI RSE)

Les outils de pilotage sont essentiels. Exemples de KPI :

  • consommation énergétique,
  • taux d'invendus valorisés ou redistribués,
  • volumes donnés aux associations,
    part d’achats responsables,
  • taux de formation des employés,
  • émissions carbone.

Mise en place d’un plan d’actions structuré

Un plan d’action RSE doit :

  • définir les priorités,
  • impliquer les équipes,
  • allouer les ressources,
  • organiser les projets,
  • fixer un budget.

C’est la colonne vertébrale de toute démarche RSE. 

Exemple : Ce qui nous a permis de structurer notre démarche RSE chez Comerso, ce sont les feuilles de route liées à notre label B Corp et notre statut de société à mission. Ce sont des moteurs d’innovation pour Comerso, obligeant de saines remises en question.
Notre parcours au sein de la CEC nous a permis d’aller en 2025 encore plus loin. 

Mobilisation et formation des équipes


Une démarche RSE ne peut pas vivre sans les équipes en interne. Cela passe par différents jalons :

  • La sensibilisation des collaborateurs aux enjeux via des temps dédiés.
  • La communication interne des objectifs, des actions menées et de la stratégie globale
  • La formation via des outils et documentations dédiées
  • La responsabilisation des collaborateurs sans en faire une contrainte 

Pour parvenir à mobiliser les équipes, la communication interne est essentielle.

ASTUCE : La mise en place d’un comité RSE interne facilite la dynamique en entreprise. C’est encore mieux s’il est composé d’une grande diversité de profils, pour nourrir les réflexions et les avancées !

Image d'une équipe entreprise faisant un puzzle

Reporting, pilotage et amélioration continue

 La RSE repose sur un cycle permanent :

  • mesurer
  • analyser
  • ajuster
  • améliorer

C’est une démarche vivante au service de la performance globale de l’entreprise.

Exemples d’actions RSE concrètes

Environnement (énergie, mobilité, achats responsables, réduction déchets)

  • Réduire la consommation énergétique : en réalisant un audit énergétique des bâtiments et en identifiant les postes les plus énergivores, en installant des LED basse consommation et des détecteurs de présence ou encore en optimisant le chauffage et la climatisation. 
  • Installer des solutions de mobilité durable : par exemple en subventionnant le forfait mobilité durable pour les collaborateurs, en installant des parkings vélos sécurisés ou des bornes de recharge électriques. 
  • Intégrer les achats responsables dans la politique fournisseur : choisir des fournisseurs certifiés labels environnementaux et privilégier les filières locales pour réduire le transport. 
  • Mettre en place une stratégie de réduction/valorisation des déchets : installer des points de tri optimisés dans les bureaux et entrepôts, mettre en place une politique zéro plastique à usage unique ou encore valoriser les déchets (papier, cartons). 

Social (conditions de travail, inclusion, formation)

  • Améliorer la qualité de vie au travail : en permettant aux collaborateurs de télétravailler ou de bénéficier d’horaires aménagés et en mettant à disposition des espaces de pause plus qualitatifs.
  • Renforcer l’inclusion et la diversité : en instaurant une politique RH contre les discriminations, un plan handicap ou encore des partenariats avec des ESAT et EA. 
  • Créer un plan de formation ambitieux : avec par exemple des formations RSE obligatoires pour l’ensemble des salariés, des parcours de formation pour les managers ou encore la mise à disposition d’un budget formation annuel transparent. 
  • Renforcer la prévention santé/sécurité : en proposant un diagnostic RPS (risques psychosociaux), des audits sécurité réguliers en entrepôt ou magasin ou encore un programme “ambassadeurs sécurité” impliquant les salariés. 

Économie circulaire (réemploi, redistribution, valorisation des invendus)

L’économie circulaire est un pilier stratégique de la RSE. Voici des actions concrètes à mettre en place :

1. Développer des filières de réemploi

  • Réemploi de mobilier, matériel informatique, équipement de magasin.
  • Reconditionnement (informatique, électroménager, smartphones…).
  • Mise en place d’un espace interne de “matériel à seconde vie”.

2. Redistribuer les invendus à des associations

  • Organisation d’un processus de dons structurés :tri des produits, étiquetage,collecte,redistribution.

3. Travailler avec des associations locales pour maximiser l’impact social.

  • Utiliser une solution numérique pour tracer les dons et obtenir un reporting RSE transparent.

 Ces actions permettent à l’entreprise :

  • de réduire ses déchets,
  • d’améliorer sa performance environnementale
  • de renforcer la dimension sociale de sa démarche RSE
  • et de diminuer ses coûts de traitement.

Bénévole association échange avec d'autres bénévoles

Les labels qualifications RSE les plus reconnus

B Corp

  • Référentiel international exigeant
  • Évalue gouvernance, impact social, impact environnemental
  • Certification 3 ans
  • Valorise l’engagement global d’entreprise

Société à mission

  • Créé dans le cadre de la loi Pacte international exigeant
  • Intégration dans les statuts de l’entreprise d’une raison d’être
  • Valorise l’engagement global d’entreprise

“Le modèle “entreprise à mission”, introduit par la loi Pacte, progresse : près de 2 500 entreprises sont aujourd’hui engagées dans cette démarche.”

EcoVadis

  • Système de notation (0–100)
  • Critères : environnement, social, éthique, achats responsables
  • Très utilisé dans les chaînes d’approvisionnement

Label Engagé RSE (AFNOR)

  • Basé sur la norme ISO 26000
  • Adapté aux PME, ETI et grands groupes

Label Lucie 26000

  • Dérivé d’ISO 26000
    Accompagnement structuré et démarche d’amélioration continue

PME+

  • Label dédié aux PME françaises engagées
  • Centré sur l’impact local et social

Pour aller plus loin : réseaux RSE utiles

Une question sur la RSE en entreprise ?

Nous avons probablement la réponse.


Et si, parmi ces questions, vous ne trouvez pas votre bonheur...
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Qu’est-ce qu’une démarche RSE simple à mettre en place pour une entreprise ?

Une démarche RSE simple commence par des actions concrètes et accessibles pour vos salariés et vos équipes : - Gestion des déchets : tri, réduction, valorisation, recyclage. - Réduction des consommations : impressions, énergie, eau et ressources. - Politique de mobilité durable : covoiturage, forfait mobilité, vélo ou télététravail. - Sensibilisation et communication interne : informer les salariés et les parties prenantes sur l’impact de leurs activités. - Engagement sociétal : redistribution des invendus à des associations locales, participation à des projets solidaires et promotion des droits humains. Ces actions favorisent l’implication des employés, contribuent à l’image responsable de l’entreprise et servent de base pour des projets plus ambitieux en matière de développement durable et de RSE.

Comment mesurer la performance RSE ?

La performance RSE se mesure avec des outils et indicateurs précis (KPI) : - Empreinte carbone et gestion de l’environnement. - Consommation énergétique et optimisation des ressources. - Formation des salariés aux bonnes pratiques RSE et à la sécurité. - Taux d’achats responsables et gestion des produits et déchets. - Diversité et inclusion dans l’entreprise (droits, égalité hommes-femmes). - Engagement des parties prenantes et efficacité des projets sociétaux. Ces indicateurs permettent de piloter les politiques RSE, de favoriser la performance globale et de promouvoir une communication responsable auprès du monde extérieur.

La RSE est-elle obligatoire ?

Les plus grosses entreprises doivent respecter des obligations légales : - Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF), - Reporting CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), - Respect des lois environnementales et de l’économie circulaire (loi AGEC, gestion des déchets et redistribution des invendus). Pour les autres entreprises, la RSE reste volontaire, mais elle constitue un levier stratégique pour : - renforcer l’image et la réputation de la société, - favoriser l’engagement des salariés et parties prenantes, - promouvoir les projets sociétaux et environnementaux, - contribuer activement à un développement durable global.

Quelle différence entre RSE et développement durable ?

La RSE applique les principes du développement durable directement au sein de l’entreprise et de ses activités : gestion des ressources, consommation responsable, protection de l’environnement, respect des droits des salariés et des parties prenantes. Le développement durable, quant à lui, concerne la société dans son ensemble : préservation des ressources pour le futur, lutte contre le changement climatique, promotion de l’égalité et de la cohésion sociale. Ainsi, la RSE est un outil opérationnel et stratégique pour intégrer durablement ces enjeux dans les politiques, projets et activités de l’entreprise.

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