- Étendue du gaspillage alimentaire en France
- Origines et répartition du gaspillage
- Impacts environnementaux, sociaux, économiques
- Cadre législatif et actions en cours
- Les leviers pour lutter efficacement contre le gaspillage
- L’accompagnement Comerso face au gaspillage
- FAQ sur le gaspillage alimentaire en France
Chaque année en France, près de 9,7 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, soit environ 142 kg par habitant. Près de 40 % de ces déchets étaient encore parfaitement consommables, représentant un cout de 100€ par habitant par an.
Le gaspillage touche toute la chaîne alimentaire : production, transformation, distribution, restauration et ménages.
Ses causes vont du tri esthétique à la mauvaise gestion des dates de consommation.
Pour répondre à cet enjeu, la France a adopté plusieurs lois anti-gaspi (Garot, EGalim, AGEC) fixant des objectifs ambitieux de réduction de 50 % d’ici 2025-2030.
Parmi les solutions efficaces :
- dons aux associations,
- sensibilisation et formation des équipes,
- mise en place d’outils de diagnostic et de suivi.
Acteur engagé, Comerso accompagne les entreprises dans la collecte, la traçabilité et la redistribution des invendus, permettant déjà de revaloriser l’équivalent de 232 millions de repas depuis sa création.
Le gaspillage touche toute la chaîne alimentaire : production, transformation, distribution, restauration et ménages.
Ses causes vont du tri esthétique à la mauvaise gestion des dates de consommation.
Pour répondre à cet enjeu, la France a adopté plusieurs lois anti-gaspi (Garot, EGalim, AGEC) fixant des objectifs ambitieux de réduction de 50 % d’ici 2025-2030.
Parmi les solutions efficaces :
- dons aux associations,
- sensibilisation et formation des équipes,
- mise en place d’outils de diagnostic et de suivi.
Acteur engagé, Comerso accompagne les entreprises dans la collecte, la traçabilité et la redistribution des invendus, permettant déjà de revaloriser l’équivalent de 232 millions de repas depuis sa création.
Étendue du gaspillage alimentaire en France
Déchets comestibles vs non comestibles
Par souci de cohérence, il est important de distinguer les déchets consommables des autres déchets :
3,8 millions de tonnes étaient encore comestibles : c’est à dire des aliments encore consommables ou partiellement consommés (fruits, légumes, pain, restes de repas). Il représentaient près de 40 % du total des déchets cumulés en 2023.
5,9 millions de tonnes étaient des déchets non consommables parties inévitables ou non consommables comme les os, coquilles, épluchures et noyaux.
Coût moyen par habitant
Il représente un coût moyen non négligeable de 100 € par an et par personne.
Cette donnée inclut non seulement la valeur des aliments jetés, mais également les coûts liés à la gestion des déchets et à l’énergie utilisée pour leur fabrication et transport. Avec l’inflation, ce coût peut rapidement augmenter, en particulier pour les produits tels que la charcuterie ou le poisson.
Cette donnée inclut non seulement la valeur des aliments jetés, mais également les coûts liés à la gestion des déchets et à l’énergie utilisée pour leur fabrication et transport. Avec l’inflation, ce coût peut rapidement augmenter, en particulier pour les produits tels que la charcuterie ou le poisson.
Origines et répartition du gaspillage
Part selon les ménages, production, distribution, restauration
Le gaspillage touche tous les maillons de la chaîne alimentaire. En 2022, la répartition des déchets par secteur est la suivante :
Production agricole : 26 %
Transformation : 17 %
Distribution : 8 %
Consommation hors domicile : 14 %
Ménages : 35 %
Contribution de chaque maillon à la perte alimentaire
Chaque étape, du champ à l’assiette, engendre des pertes spécifiques. Les causes sont variées selon les acteurs :
- Production : Mécanisation, tri (aspect, calibre, forme), problème sanitaire, intempéries
- Transformation : Fabrication basée sur une demande anticipée (et non une demande réelle), tri esthétique, gammes saisonnières, …
- Distribution : Prévisions de ventes, gestion des rayons / des dates, manque de circuit de valorisation
- Restauration : Prévisions de ventes, portions non adaptées
- Ménages : Conservation des aliments, restes d'assiettes et de plats, méconnaissance des dates de consommation
- Production : Mécanisation, tri (aspect, calibre, forme), problème sanitaire, intempéries
- Transformation : Fabrication basée sur une demande anticipée (et non une demande réelle), tri esthétique, gammes saisonnières, …
- Distribution : Prévisions de ventes, gestion des rayons / des dates, manque de circuit de valorisation
- Restauration : Prévisions de ventes, portions non adaptées
- Ménages : Conservation des aliments, restes d'assiettes et de plats, méconnaissance des dates de consommation
Astuce : pour éviter de gaspiller à domicile, planifiez vos repas, congelez les excédents et privilégiez les achats en quantité adaptée.

Impacts environnementaux, sociaux et économiques
Émissions de CO₂ associées
Selon les dernières estimations, ce fléau génère 15,3 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an, représentant près de 3% des émissions nationales selon les dernières estimations de l'ADEME.
Cette empreinte carbone provient principalement de la production agricole et industrielle, des transports de marchandises et du traitement des biodéchets. L'impact varie considérablement selon les filières : gaspiller un produit carné ou laitier génère ainsi un impact bien supérieur à celui des fruits et légumes.
Cette empreinte carbone provient principalement de la production agricole et industrielle, des transports de marchandises et du traitement des biodéchets. L'impact varie considérablement selon les filières : gaspiller un produit carné ou laitier génère ainsi un impact bien supérieur à celui des fruits et légumes.
Incohérence face à la précarité alimentaire
Sur le territoire français, l’aide alimentaire concerne 7 millions de personnes, un chiffre en constante progression. Parallèlement, des quantités trop conséquentes de nourriture parfaitement consommable finissent à la poubelle.
Cette situation révèle un dysfonctionnement majeur et représente un enjeu de justice sociale.
Un enjeu culturel
La France rayonne par sa gastronomie et son art du bien manger, pourtant une part importante de cette richesse culinaire finit à la poubelle. Au-delà de l'aberration sociale, économique et environnementale, cela va à l'encontre des du respect du savoir-faire.
Jeter de la nourriture, c'est aussi manquer de considération envers tous ceux qui ont contribué à sa production : agriculteurs, éleveurs, industriels.
Jeter de la nourriture, c'est aussi manquer de considération envers tous ceux qui ont contribué à sa production : agriculteurs, éleveurs, industriels.
Cadre législatif et actions en cours
Lois clés (loi Garot, EGalim, AGEC)
Depuis plusieurs années, des lois ambitieuses structurent l’action des pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens, faisant de l’hexagone un pays pionnier en matière de législation anti-gaspillage.
Il existe trois lois phares :
Il existe trois lois phares :
La loi Garot (2016) : Implémentation d’une hiérarchie de valorisation des denrées alimentaires et obligation pour les supermarchés de plus de 400m2 de donner leurs produits encore consommables à des associations.
Loi EGalim (2018) : Instauration du doggy bag dans la restauration commerciale et des dons aux associations dans la restauration collective
Loi AGEC (2020) : Fixe des objectifs de réduction ambitieux pour les acteurs de l’alimentation et instaure le Label Anti-gaspillage Alimentaire
Objectifs de réduction fixés pour 2025 et 2030
Depuis le 11 février 2020, l’objectif national est de réduire le gaspillage alimentaire :
d'ici 2025, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective.
d'ici 2030, de 50% par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de l’industrie et de la restauration commerciale.
Ces objectifs s’alignent sur les engagements européens et contribuent à la lutte contre le changement climatique.
Engagements des entreprises et filières
La lutte anti-gaspillage mobilise tous les acteurs du secteur alimentaire. Face aux attentes sociétales, les entreprises multiplient les initiatives pour agir à leur échelle.
Parmi les principales actions :
Parmi les principales actions :
Optimisation logistique : meilleure gestion des stocks et anticipation des dates de péremption
Réemploi solidaire : partenariats avec associations caritatives et banques alimentaires
Économie circulaire : valorisation des biodéchets en alimentation animale, compost ou bioénergie
Innovation produit : gammes "anti-gaspi" (produits hors calibres, plats cuisinés avec excédents)
Démarche RSE : intégration dans les politiques de développement durable
Les leviers pour lutter efficacement contre le gaspillage
Dons alimentaires et non alimentaires
Le réemploi solidaire reste l’un des leviers les plus efficaces. Chaque année, ce sont des centaines de milliers d'aliments qui sont redistribués à des associations, contribuant ainsi à réduire la précarité. Le gouvernement français a d’ailleurs légiféré en faveur de cette démarche , en incitant les structures du secteur à faire du don alimentaire et une priorité.
Cette dynamique ne se limite plus à l’alimentation : les dons non alimentaires (produits d’hygiène, textiles, jouets, fournitures scolaires, etc.) se développent également, dans le cadre d’une logique de circularité et de solidarité.
Cette dynamique ne se limite plus à l’alimentation : les dons non alimentaires (produits d’hygiène, textiles, jouets, fournitures scolaires, etc.) se développent également, dans le cadre d’une logique de circularité et de solidarité.
Sensibilisation et formation des équipes
Pour instaurer des démarches durables au sein des organisations, la sensibilisation des parties prenantes est indispensable :
- Une gestion des stocks dormants et des dates de consommation,
- Des techniques de conservation optimisées
- Des bonnes pratiques pour éviter de jeter de la nourriture encore consommable en cuisine (pesée des déchets, ajustement des portions, réutilisation des restes).
- Une gestion des stocks dormants et des dates de consommation,
- Des techniques de conservation optimisées
- Des bonnes pratiques pour éviter de jeter de la nourriture encore consommable en cuisine (pesée des déchets, ajustement des portions, réutilisation des restes).
Outils de suivi et diagnostic basés sur les baromètres sectoriels
La mesure est la première étape pour agir efficacement. De plus en plus d’acteurs mettent en place des outils de diagnostic précis pour s’évaluer.
Les études et baromètres sectoriels offrent des points de comparaison utiles pour suivre les progrès et ajuster les stratégies.
Les études et baromètres sectoriels offrent des points de comparaison utiles pour suivre les progrès et ajuster les stratégies.
L’accompagnement Comerso face au gaspillage
Diagnostic initial & collecte des données sur les invendus
Comerso accompagne les entreprises en réalisant un audit complet de leurs excédents : volumes, typologie, causes du gaspillage.
Ce diagnostic constitue un point de départ essentiel pour définir une stratégie adaptée.
Ce diagnostic constitue un point de départ essentiel pour définir une stratégie adaptée.
Gestion des collectes associations pour valorisation des produits
Une fois les flux identifiés, Comerso organise la collecte et la redistribution des stocks auprès d’associations locales partenaires.
Ce système permet de garantir que chaque aliment encore consommable soit valorisé au mieux, tout en respectant la réglementation sanitaire.
Ce système permet de garantir que chaque aliment encore consommable soit valorisé au mieux, tout en respectant la réglementation sanitaire.
Exemples de collaborations (Danone, Modilac)
Depuis 7 ans maintenant, nous accompagnons Danone dans la valorisation de ses invendus, via le don à des associations caritatives. Grâce à ce partenariat, ce sont 15 millions de produits qui ont pu être redistribués à plus de 90 associations partenaires.
Nous accompagnons depuis 2022 le laboratoire Gallia dans la valorisation de boîtes de lait infantiles. Plus de 10 000 boîtes de lait ont ainsi pu bénéficier à des associations ciblées, donnant la possibilité à des personnes en situation de précarité d'accéder à ces produits de première nécessité.
Nous accompagnons depuis 2022 le laboratoire Gallia dans la valorisation de boîtes de lait infantiles. Plus de 10 000 boîtes de lait ont ainsi pu bénéficier à des associations ciblées, donnant la possibilité à des personnes en situation de précarité d'accéder à ces produits de première nécessité.

Résultats mesurables : volume sauvé, impact économique et social
À fin 2024, nous sommes fiers d’avoir revalorisé au global l’équivalent de 232 millions de repas à nos associations partenaires.
70% de notre activité est concentrée sur la partie alimentaire.
Aujourd’hui, plus de 995 000 collectes ont pu être orchestrées par Comerso.
70% de notre activité est concentrée sur la partie alimentaire.
Aujourd’hui, plus de 995 000 collectes ont pu être orchestrées par Comerso.
Questions fréquentes sur le gaspillage alimentaire
Quels sont les principaux chiffres du gaspillage alimentaire en France ?
Environ 9,7 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produits chaque année, dont près de la moitié sont encore comestibles, soit l’équivalent de 8 milliards de repas jetés selon Eurostats. Cela représente près de 100 € par habitant. Selon les dernières estimations, cela représente 15 millions de tonnes équivalent CO₂, soit près de 3% des émissions nationales.
Qui est responsable du gaspillage à chaque étape de la chaîne ?
L’ensemble de la chaîne alimentaire est responsable à son échelle : Les ménages (35 %), la production agricole (26 %), la transformation (17 %), la restauration (14 %) et la distribution (8 %).
Quelles mesures législatives régissent la lutte anti-gaspi ?
Trois lois principales encadrent cette lutte :
- Loi Garot (2016) : Déploiement d’une hiérarchie de valorisation des denrées alimentaires et obligation pour les supermarchés de plus de 400m2 de donner leurs denrées encore consommables à des associations.
- Loi EGalim (2018) : Instauration du doggy bag dans les restaurants et des dons aux associations dans la restauration collective
- Loi AGEC (2020) : Fixe des objectifs de réduction ambitieux pour les acteurs du secteur alimentaire et instaure le Label Anti-gaspillage Alimentaire
- Loi Garot (2016) : Déploiement d’une hiérarchie de valorisation des denrées alimentaires et obligation pour les supermarchés de plus de 400m2 de donner leurs denrées encore consommables à des associations.
- Loi EGalim (2018) : Instauration du doggy bag dans les restaurants et des dons aux associations dans la restauration collective
- Loi AGEC (2020) : Fixe des objectifs de réduction ambitieux pour les acteurs du secteur alimentaire et instaure le Label Anti-gaspillage Alimentaire
Comment Comerso contribue à réduire le gaspillage via la valorisation des invendus ?
Comerso propose une clé en main pour les organisations : diagnostic initial, mise en place d’outils de suivi, logistique de collecte et redistribution vers des associations.
Nos partenariats avec des grandes marques permettent de sauver des tonnes de nourriture, avec un impact social, économique et environnemental positif.
Nos partenariats avec des grandes marques permettent de sauver des tonnes de nourriture, avec un impact social, économique et environnemental positif.




