La gestion des invendus est un levier stratégique et une obligation légale : elle réduit les pertes, génère des économies et valorise l’image RSE.
Le cadre réglementaire (lois Garot et AGEC) impose leur valorisation (don, recyclage, revente), avec un avantage fiscal allant jusqu’à 60 % du montant du don (40 % au-delà de 2 M€).
Tous types d’invendus sont concernés (alimentaires, cosmétiques, textiles, électroniques, etc.), et plusieurs solutions existent : vente, déstockage, don, transformation, valorisation animale, surcyclage.
Des outils de suivi et de traçabilité facilitent le monitoring et maximisent les impacts positifs : économiques, environnementaux et sociaux.
Des partenaires spécialisés comme Comerso accompagnent les entreprises (logistique, conformité, reporting).
Le cadre réglementaire (lois Garot et AGEC) impose leur valorisation (don, recyclage, revente), avec un avantage fiscal allant jusqu’à 60 % du montant du don (40 % au-delà de 2 M€).
Tous types d’invendus sont concernés (alimentaires, cosmétiques, textiles, électroniques, etc.), et plusieurs solutions existent : vente, déstockage, don, transformation, valorisation animale, surcyclage.
Des outils de suivi et de traçabilité facilitent le monitoring et maximisent les impacts positifs : économiques, environnementaux et sociaux.
Des partenaires spécialisés comme Comerso accompagnent les entreprises (logistique, conformité, reporting).
Avec l’expertise de Comerso, les organisations peuvent transformer ces surplus en ressources précieuses. Grâce à une organisation , des outils, et un pilotage structuré des invendus, les entreprises limitent non seulement le gaspillage mais se conforment également au cadre réglementaire anti-gaspillage en vigueur (notamment l’interdiction de détruire les marchandises neuves des lois AGEC et Garot), faites des dons aux associations, et engagez votre structure dans une démarche RSE à impact concret.
Comprendre les invendus : définition et enjeux
Qu'est-ce qu'un invendu ?
Ce sont des produits destinés à la vente qu'une entreprise n'est pas parvenue à vendre. Ils se limitent aux produits destinés à être vendus. Ainsi, les produits utilisés dans le cadre de l'activité d'une entreprise par son personnel (bureautique, matériel, etc.) ne sont pas considérés comme des invendus.
On distingue deux typologies :
Les invendus alimentaires : Ils englobent tous les produits comestibles qui, pour diverses raisons, ne trouvent pas preneur dans le circuit classique. Cette catégorie comprend notamment :
On distingue deux typologies :
Les invendus alimentaires : Ils englobent tous les produits comestibles qui, pour diverses raisons, ne trouvent pas preneur dans le circuit classique. Cette catégorie comprend notamment :
Les denrées proches de leur DLC (date limite de consommation) et DDM (date de durabilité minimale)
Les produits en surstock (surproduction, erreur de commande)
Les produits n'entrant pas dans le cahier des charges défini (exemple : les F&L moches ou hors calibres)
Les emballages abîmés
Les invendus non alimentaires : C’est l’ensemble des produits neufs, qui n’ont pu être vendus via les circuits de ventes traditionnels (magasins, etc.), ni valorisés via d’autres canaux internes : soldes, promotions. Cela comprend :
Les produits finis invendus, saisonniers ou dépréciés
Les marchandises à DDM dépassée (hygiène, soin)
Les produits liés à l’obsolescence marketing, aux changements de gammes, aux déférencements
Les surstocks
Les défauts d’emballage/conditionnement
Les retours clients
Enjeux économiques, environnementaux et sociaux
Une bonne gestion de ces invendus est aujourd'hui tout autant une obligation règlementaire qu'une formidable source d'opportunités pour votre entreprise :
- Économique : diminution des coûts de stockage via une maîtrise de la rotation des stocks , réduction des coûts de traitement de déchets et déduction fiscale pour les dons aux associationsÀ noter : Le coût des invendus est considérable. Ils représentent en effet 3 % du chiffre d’affaires des entreprises (qui varie de près de 9 % pour les produits culturels à 1 % pour les produits d’entretien) selon l’ADEME.
- Écologique : baisse significative du gaspillage, développement de l’économie circulaire, diminution de l’empreinte carbone sur l’environnement
- Social : soutien aux organismes d’intérêt général, développement d’actions solidaires concrètes, concrétisation de votre démarche RSE et amélioration de l’image de marque
Cadre légal et réglementations en vigueur
Loi GAROT et AGEC et obligations pour les entreprises
En France, la loi GAROT du 11 février 2016 établit une hiérarchie dans les actions pour la lutte contre le gaspillage alimentaire :

De plus, les pratiques de destruction d’aliments encore consommables sont interdites. Les distributeurs de plus de 400 m² doivent maintenant proposer des conventions de don à des associations agréées.
La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire dite loi AGEC, étend cette obligation aux opérateurs de restauration collective (>3 000 repas / jour), aux industries agroalimentaires et aux opérateurs de commerce de gros réalisant plus de 50 M€ de chiffre d’affaires annuel.
Sur le volet non alimentaire, elle interdit la destruction par incinération des invendus, afin d’inciter à leur réemploi, leur réutilisation ou leur recyclage.
Les produits concernés par ces nouvelles dispositions doivent désormais faire l’objet – en priorité – d’un don à des organismes reconnus d’intérêt général de lutte contre la précarité, afin de bénéficier aux individus et familles en situation de précarité.
Sanctions en cas de manquement
Tout manquement à cette obligation légale est passible d'une amende dont le montant ne peut excéder 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. En application de l'article L. 522-6 du code de la consommation, la décision peut être publiée aux frais de la personne sanctionnée.
Incitations fiscales
Les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, sous un régime réel d’imposition, peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt lorsqu’elles font un don à un organisme à but non lucratif reconnu d’intérêt général. Ce don, réalisé au nom de l’entreprise, ouvre droit à une déduction fiscale sous conditions.
Celle-ci est égale à 60 % du montant du don jusqu’à 2 M€, puis 40 % au-delà. Les versements sont pris en compte dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ du chiffre d’affaires annuel.
Stratégies de gestion des invendus alimentaires
Prévention et réduction à la source
La prévention est la priorité car le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.
Un pilotage efficace commence par l’anticipation :
Un pilotage efficace commence par l’anticipation :
Analyse régulière des flux entrants
Prévision optimisée des stocks
Contrôle proactif des dates limites de consommation
Responsabilisation des équipes sur les différents sites ou en magasin
L’utilisation d’outils numériques permet de réduire les pertes, d’assurer un écoulement optimal des surplus, tout en limitant l’impact environnemental et en renforçant la performance économique de la structure.
Dons aux associations et partenariats
Pour éviter la destruction d’articles et lutter activement contre le gaspillage, les entreprises ont l’obligation de proposer une convention de don à une association habilitée.
Cette pratique, soutenue par un cadre légal et fiscal avantageux, crée une véritable relation gagnant-gagnant :
L’association bénéficiaire reçoit un soutien matériel indispensable à ses actions.
La structure donatrice bénéficie d’une réduction d’impôt tout en renforçant son impact positif sur la société et l’environnement.
Avec son large réseau d’associations agréées en France, Comerso simplifie et sécurise les dons associatifs :
Identification et sourcing des bons partenaires associatifs
Création et sécurisation des partenariats associatifs via les conventions de mécenat
Expertise logistique (traçabilité, adaptabilité aux volumes et typologies produit)
Expertise administrative & fiscale (Signature convention, listing de don et signature reçus fiscaux)
Circuits de valorisation alternatifs
Tous les produits ne sont pas éligibles au don mais des alternatives existent :
Revente – déstockage : Redistribution via des circuits adaptés pour limiter le gaspillage.
Transformation – réutilisation : Contrôle, nettoyage ou reconditionnement pour prolonger la durée de vie des produits.
Valorisation animale : Utilisation pour l’alimentation animale via des fermes pédagogiques, des zoos, des parcs animaliers …
Recyclage : Transformation des biodéchets en matières comme le compost ou la biomasse.
Stratégies de gestion des invendus non alimentaires
Dons et circuits alternatifs
Lorsque les produits sont neufs mais invendables via les circuits habituels, le don est une solution simple, solidaire et responsable. En les confiant à des organismes d’intérêt général, le donateur soutient directement des publics dans le besoin.
Par ailleurs, des circuits alternatifs peuvent être envisagés comme la vente à prix réduit via des réseaux spécialisés ou la transformation industrielle (surcylage dit upcycling).
Recyclage et réutilisation
Seuls les produits en bon état et de qualité conforme peuvent être facilement réemployés. La vie du produit ne s’arrête pas là pour autant ! Au lieu d’être jeté en incinération ou enfouissement, les articles non alimentaires concernés (textile, électronique, mobilier, etc.) peuvent être recyclés via des éco-organismes agréés, selon le principe de REP (par exemple Ecomaison ou Refashion).
Qu’entend t’on par REP ? Les structures mettant des articles sur le marché sont en partie contraintes par la loi de gérer et de prévenir la création de déchets issus de leur fin de vie. Ce principe s’appelle la Responsabilité Élargie des Producteurs, organisée par filières.
Outils et leviers pour une démarche efficace
Logiciels de gestion des stocks
La première étape dans la lutte contre le gaspillage réside dans le travail fait en amont. Il existe une grande variété d’outils, adaptés à tous les secteurs pour anticiper au mieux leur administration :
Détection anticipée d’un stock dormant ou invendable
Alertes sur produits à écouler
Suivi par code-barres et lot
Génération de documents réglementaires
Applications anti-gaspillage
De nombreuses applications anti-gaspillage ont émergé ces dernières années. Elles permettent entre autre :
L’écoulement rapide de produits via des ventes flash
Le don en local à des particuliers
La revente à bas prix à des professionnels ou particuliers
Partenariats avec des prestataires spécialisés
S’entourer d’un opérateur expert dans l’optimisation des invendus facilite le déploiement de solutions adaptées. C’est le cas de Comerso. Quelle que soit votre situation, Comerso accompagne ses clients dans l’écoulement de ces surplus via des ressources clés tels que des outils adaptés aux besoins métiers, un accompagnement administratif et réglementaire ou un portail de suivi complet.
Focus : écoulement des invendus en grande distribution alimentaire
Enjeux spécifiques du secteur
La grande distribution est particulièrement exposée à la problématique des surplus en raison de la diversité des produits, des volumes importants et du rythme soutenu de rotation des stocks. Pour les enseignes, cela implique des contraintes spécifiques à prendre en compte :
Volumes importants et récurrents : Risque d’encombrement logistique pour éviter l’encombrement logistique.
Gestion des dates courts en DLC: produits frais identifiés et traités rapidement pour ne pas devenir des déchets.
Maintien de la chaîne du froid : toute opération doit respecter les règles strictes de sécurité sanitaire, notamment pour les produits réfrigérés ou surgelés.
Face à ces enjeux, il est essentiel de mettre en place une organisation rigoureuse, des outils de suivi performants et des partenariats logistiques fiables.
Bonnes pratiques et exemples concrets
Plusieurs enseignes de la grande distribution ont déjà optimisé cette organisation en s’appuyant sur des solutions digitales et des processus mutualisés. Parmi celles observées :
Centralisation des flux multi-magasins : cela permet d’optimiser la logistique des enlèvements en regroupant les invendus de plusieurs magasins vers une plateforme unique.
Optimisation du don avec enlèvement mutualisé : les dons sont organisés de façon groupée, en collaboration avec les structures locales, pour faciliter les tournées et réduire les coûts.
Suivi et reporting : grâce à une interface connectée, le magasin peut identifier les produits récurrents, mettre en place des actions correctives et orienter vers la bonne filière les produits résiduels
Ces pratiques permettent aux enseignes de répondre efficacement à leurs obligations tout en renforçant leur impact économique, social et environnemental.
Faire appel à un professionnel spécialisé comme Comerso garantit la conformité et l’efficacité des opérations.
Faire appel à un professionnel spécialisé comme Comerso garantit la conformité et l’efficacité des opérations.
Études de cas et retours d'expérience
Exemples de clients ayant optimisé la gestion des invendus
Danone : Plus de 15 millions de denrées ultra-fraîches récupérées sur ses sites logistiques, évitant ainsi leur destruction grâce à une chaîne logistique optimisée qui assure un don rapide et efficace aux structures partenaires.
Nature & Découvertes : Sur 1 à 3 opérations réalisées chaque année, les magasins sont collectés de manière coordonnée, facilitant la l’écoulement en local des articles non vendus via des circuits adaptés.
Besson Chaussures : Plus de 820 000 paires récupérées lors de la Grande Collecte, avec un système garantissant leur réinsertion sur le marché de la seconde main ou leur recyclage complet.
Nature & Découvertes : Sur 1 à 3 opérations réalisées chaque année, les magasins sont collectés de manière coordonnée, facilitant la l’écoulement en local des articles non vendus via des circuits adaptés.
Besson Chaussures : Plus de 820 000 paires récupérées lors de la Grande Collecte, avec un système garantissant leur réinsertion sur le marché de la seconde main ou leur recyclage complet.
Leçons apprises et recommandations
L’expérience de ces structures révèle plusieurs recommandations clés pour réussir la diminution des surplus :
Définir un plan d’action avec des objectifs clairs et des exemples concrets pour mobiliser les équipes.
Sensibiliser le terrain au tri, à l’identification rapide des surplus et à l’importance des circuits d’écoulement.
Désigner un responsable dédié, chef d’orchestre mobilisant équipes et consommateurs.
Mettre en place des outils de prévision des surplus, ajustés selon saisonnalité et promotions.
Suivre des indicateurs clés (quantité, taux d’écoulement, économies, tonnages donnés) pour piloter et ajuster les actions en temps réel.
Questions fréquentes sur la déduction fiscale
Quels sont les principaux défis liés à la valorisation des surplus ?
Cela soulève plusieurs défis pour les structures : logistique complexe, manque de visibilité sur les stocks, absence d’outils de tri automatisés, ou encore pilotage difficile des dates limites. Pour relever ces défis, les entreprises doivent être en capacité d'identifier et mettre en places les bons canaux de valorisation, de créer les bons partenariats. La structure doit maîtriser et être règle avec le cadre réglementaire, qui est dense et qui évolue en permanence.
Comment la loi AGEC impacte-t-elle la valorisation des marchandises invendues ?
La loi AGEC interdit la destruction des produits encore consommables ou utilisables et impose de les valoriser, en priorité via le don. Elle oblige les entreprises à structurer cette démarche autour de trois piliers : le tri, la traçabilité, et la transparence. En cas de non-conformité, des sanctions sont prévues. Cette loi transforme une contrainte réglementaire en opportunité stratégique : renforcer sa politique RSE, améliorer son image, et créer de la valeur à partir de produits non écoulés.
Quelles sont les meilleures pratiques pour valoriser les denrées alimentaires invendues ?
Il est essentiel de mettre en place un tri rapide à la source, de privilégier le don d’invendus alimentaires aux associations, et de respecter les normes sanitaires (notamment la chaîne du froid). L’écoulement passe aussi par d’autres voies comme l’alimentation animale ou la méthanisation. Pour sécuriser ces démarches, le donateur peut s'appuyer sur des solutions logistiques adaptées, des justificatifs fiscaux et un accompagnement expert, comme celui proposé par Comerso.
Quels outils peuvent aider à optimiser la valorisation des invendus ?
La digitalisation joue un rôle clé dans l’optimisation de leur gestion. Des outils numériques permettent d’identifier en amont les produits à écouler, de suivre les stocks en temps réel, de générer des alertes sur les dates limites, et de piloter l’ensemble des flux de valorisation. Ces solutions facilitent également la production des documents fiscaux, des reportings RSE, et la conformité réglementaire. Comerso intègre l’ensemble de ces fonctionnalités dans une plateforme unique et clé en main, adaptée aux enjeux de chaque structure.




